Mamadou NDIAYE

Mamadou NDIAYE
Administrateur

jeudi 6 mars 2014

Le Canada et le Royaume-Uni s’unissent pour s’attaquer aux effets des changements climatiques en Afrique et en Asie

Le Centre de recherches pour le développement international (CRDI), du Canada, et le Department for International Development (DFID), du Royaume-Uni, ont annoncé le 7 Mars 2014 le financement de quatre projets de recherche visant à s’attaquer aux effets des changements climatiques en Afrique et en Asie. Financés dans le cadre de l’Initiative de recherche concertée sur l’adaptation en Afrique et en Asie (IRCAAA), dotée de 70 millions de dollars et s’échelonnant sur sept ans, ces projets adopteront une démarche qui donnera lieu à une compréhension nouvelle des effets des changements climatiques et de l’adaptation à ceux-ci dans certaines des régions les plus vulnérables de l’Afrique et de l’Asie.
Par le truchement de quatre consortiums regroupant des entités de différentes régions du globe, l’IRCAAA se concentrera sur trois zones cruciales –  à savoir les régions semi-arides de l’Afrique, de l’Asie du Sud et de l’Asie centrale, les deltas en Afrique et en Asie du Sud et les bassins hydrographiques de l’Himalaya – afin d’inspirer des politiques efficaces et la prise de mesures concrètes sur le terrain. L’initiative porte sur plusieurs pays et régions et englobe plusieurs secteurs, en se servant des zones cruciales comme axe de recherche. En Afrique, l’IRCAAA s’intéressera à deux zones cruciales : les régions semi-arides en Afrique de l’Est, en Afrique de l’Ouest et en Afrique australe, ainsi que les deltas de la Volta et du Nil.

Les auteurs du rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat devant paraître ce mois-ci prévoient notamment que le réchauffement planétaire viendra exacerber les conditions de sécheresse dans les régions arides du globe. Dans ces environnements déjà inhospitaliers, la poursuite de la hausse des températures et de la diminution des ressources en eau mettra de plus en plus à rude épreuve ceux qui tirent leur subsistance des ressources naturelles, notamment de l’agriculture, de la pêche ou de la forêt.
Toujours selon ce rapport, d’ici le milieu du siècle, les températures estivales moyennes dans de grands pans de l’Afrique pourraient dépasser les records historiques, ce qui contribuerait à la rareté de l’eau et entraînerait des récoltes déficitaires. Les campagnes culturales pourraient être raccourcies de jusqu’à 20 % en certains endroits au Sahel (en Afrique de l’Ouest), en Afrique australe et en Afrique de l’Est.
Les changements climatiques devraient également avoir des effets sur les zones côtières. À titre d’exemple, le delta du Nil est fortement exposé à l’élévation du niveau des océans et à la salinisation du sol, et cela pourrait entraîner le déplacement de quelque 1,3 million de personnes d’ici 2050. Des impacts du même ordre sont prévus dans de vastes deltas en Inde et au Bangladesh et, cette fois, plus de 100 millions de personnes seraient touchées.
Dans des zones fragilisées, des pressions qui relèvent du développement viennent s’ajouter à celles qui découlent des changements climatiques. À titre d’exemple, la vallée du Rift, au Kenya, est aux prises avec des précipitations irrégulières; les sécheresses et les inondations qui y surviennent en alternance ont des effets néfastes sur la population, le bétail, les parcours, la faune et les infrastructures. Or, la transformation non planifiée de l’utilisation des terres et l’insécurité foncière viennent aggraver la situation. Les agriculteurs et les pasteurs qui ont peu accès aux capitaux sont le plus à risque. Il y a toutefois lieu de noter que les changements en cours se répercuteront aussi bien sur les citadins que sur les populations rurales. Si les prévisions les plus pessimistes se concrétisent, d’ici la deuxième moitié du siècle, il faudra peut-être transformer des systèmes de subsistance tout entiers dans ces terres semi-arides.
Les pages Web de l’IRCAAA et le document d’information qui accompagne le présent communiqué permettent d’en savoir davantage sur l’initiative et sur la composition des quatre consortiums.
Participez aux échanges sur Twitter (#IRCAAA) et Faceook À propos du CRDI
Le CRDI, qui est un élément clé de la politique étrangère du Canada, appuie des travaux de recherche dans les pays en développement afin d’y favoriser la croissance et le développement. Le soutien à la recherche sur les changements climatiques représente un important volet de son action.

À propos du DFID
Le Département for International Développement (DFID) mène la lutte du gouvernement du Royaume-Uni contre la pauvreté dans le monde.

Personnes-ressources pour les médias

Gloria Lihemo | Kenya | +254 727 903 983 | glihemo@crdi.ca |@IDRC_ROSSA

Isabelle Bourgeault-Tassé | Canada | +1 613 696 2343 | ibourgeault-tasse@crdi.ca | @IDRC_CRDI

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